Le syndrome de l'hibiscus

01 mars 2012

Frenchies in Melbourne

Eh oui, vous avez bien lu : pour la chronique "guest" du mois, Le syndrome de l'hibiscus vous offre l'Australie. Laetitia est partie faire le tour du monde en juillet 2011 et elle est posée depuis septembre dans ce pays à l'envers. Elle a accepté avec autant de gentillesse que de bonne humeur de nous envoyer quelques bouffées d'air de Melbourne. LSDH lui offre au choix un hibiscus ou un jambon persillé... à récupérer lors de son retour en France !

Enjoy ! :-)

australie

Quand on vit à plus de 20.000 kilomètres de la France, la famille, les proches s'interrogent sur la manière dont vous menez votre existence. Question difficile. Comment expliquer son quotidien?
Au final, s'installer en Australie, c'est simplement vivre sa vie : trouver un appart', un job, se nourrir et ne pas oublier de nourrir son chat.

Nous voici à Melbourne, ville de 4 millions d'habitants. Lovely Melbourne, plus une atmosphère qu'une simple métropole. Quelles différences y-a-t-il à vivre de l'autre côté de l'hémisphère? Les premières sont faciles à identifier : tout est inversé, renversé. On conduit à gauche, on ferme sa porte d'entrée au lieu de l'ouvrir et l'eau dans l'évier tourne dans le mauvais sens!

Ici, bien sûr, on parle anglais. Pas de "vous", juste un universel "tu", si bien adapté à l'ambiance conviviale qui règne ici. La barrière de la langue peut exister pour certains, mais une fois votre cerveau "switché" en anglais, tout devient possible.
Le pays est neuf, plein d'entrain, la croissance comme le soleil au beau fixe. L'anglais est un simple moyen, le medium pour se lier d'amitié, passer de bonnes soirées et finalement, acquérir son propre confort et sa routine. Melbourne la cosmopolite est peuplée d'étrangers. Les Australiens ne sont-ils pas eux-mêmes des fils de colons britanniques? Ici, vos amis sont irlandais, chinois, népalais, grecs, estoniens, indiens, écossais, francais, turcs, mexicains, italiens, martiens, chiliens, mais tous quelque part australiens.
L'anglais est notre dénonimateur commun pour vivre dans le New York austral.

Tout le monde trouve son bonheur à Melbourne. En effet, il apparaît évident qu'elle a quelque chose en plus. Ce n'est pas pour rien qu'elle a été élue "ville la plus agréable à vivre au monde" en 2011.

Melbourne le jour, avec ses terrasses de café, ses grands magasins, ses opshops et sa vie culturelle dynamique. Melbourne la nuit avec ses bars, ses restaurants, ses boîtes, ses concerts... Au fait, si vous n'aimez pas le rock'n roll ici, passez votre chemin. Paris est out, Melbourne la musicale la sort en trois sets gagnants.

Il y a bien quelque chose de merveilleux à déambuler aux quatre coins de cette magnifique ville aux suburbs décalés, parfois très riches (Brighton, Southmelbourne, Albert park) ou underground (Fitzroy, St Kilda).
La city est le centre économique de la ville, Fitroy reste le temple de la nuit melbournienne autour de Brunswick et Smith Street, avec ses innombrables bars et concerts gratuits et une vie cosmopolite très vintage.
St Kilda, ancien haut-lieu de la contre-culture des 70'ies, a lui évolué. Ce magnifique suburb en bord de mer propose une ambiance de station balnéaire, dynamique et attractive.

Mais Melbourne est aussi une ville verte, avec ses rives du fleuve La Yarra, ses grandioses jardins botaniques et le lac d'Albert Park. Bref, la vie dans cet environnement idyllique devient forcement plus facile et, osons le dire, gage de bonheur et de réussite.

On se retrouve vite en communauté, on connaît rapidement les Francais implantés sur Melbourne : 35 000 Frenchies recensés. On a nos lieux, nos habitudes, mais aussi notre réputation, plutôt flatteuse à vrai dire...

Chose étonnante et curieuse, lorsque vous voyagez, votre identité devient à proprement dit un passeport. Vous êtes francais avant d'être toutes les qualités qui font que vous êtes vous. La France, elle-même, devient un idéal. Vous l'avez quittée majeur levé et tête haute, si fier de fuir le pays. Vous la pensez désormais comme une destination de rêve. Pourquoi ?

Simplement parce qu'ici, les seuls petits désagrements sont de trouver un pélardon, un reblochon décents, une bonne baguette fraîche et un jambon goût jambon. Si on cherche on trouvera... hélas, de pauvres fromages pasteurisés...Inévitablement, les mauvaises habitudes françaises sont très coûteuses. Ici, rien n'est donné : l'alcool, les cigarettes et les sorties notamment atteignent des prix exorbitants.

Mais peu importe le coût de la vie. De toute facon c'est l'été, nous sommes le 29 février, "leap year" : aujourd'hui est l'unique jour où les filles peuvent demander en mariage leurs amoureux, comme le veut la tradition britannique. Je vous laisse, j'ai un mari à trouver...

Xoxo

De Melbourne,

Laetitia Corleone et Bertrand Cauvin

Posté par Lechapeaudelapie à 09:38 - Commentaires [3] - Permalien [#]
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Commentaires

    Bien jolie chronique...

    Bien jolie chronique, comme d'habitude, à plusieurs mains, pour une "Australopithècalisation" en douceur... Merci +++

    Posté par Bernard GRANGE, 01 mars 2012 à 11:06
  • Ah l'Australie...

    Magnifique description -manquent juste de chouettes photos pour rêver encooooooore . A relire car l'article fourmille de détails !
    Il y a qs années, les Australiens se plaignaient de la rude sécheresse -dixit un frenchy revenu enchanté de son séjour là-bas. Qu'en est-il aujourd'hui ?
    Sinon, pour l'anecdote, ce garçon était l'ami du coiffeur qui devait me rendre un peu plus belle... Ils ont discuté et moi avec eux. Résultat, une coupe tellement ratée que j'ai eu une ristourne inédite et un compliment glaçant d'un petit crétin : ouh ce que t'es moche ! Alors oui l'Australie en fait rêver plus d'un, la preuve, le coiffeur était déjà parti là-bas !

    Posté par MissThot, 02 mars 2012 à 19:04
  • Sympa cette tradition !

    Posté par Bbuissonniere, 05 mars 2012 à 14:09

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